Avr 26 2013

[Test PS3] God of War Ascension

kratos God of War Ascension

Un matin, dans une salle de réunion de Santa Monica Studio, un colosse avec une marque rouge sur le visage a un tète à tète avec Todd Papy, le producteur de God of War Ascension.
– Todd, tu sais que je suis quelqu’un de “posé” et “calme” mais qu’est-ce que c’est que ce bordel? Je vous débarrasse de l’ensemble des dieux de
l’Olympe pour laisser la place au grand barbu et maintenant vous me faites le coup de retour vers le futur pour que je m’occupe des Érinyes. T’as pas l’impression d’abuser un peu de ma gentillesse là?

– Je sais bien Kratos, mais c’était notre idée pour introduire le mode multijoueur qui sera la grosse nouveauté de ton nouveau jeu.
– En gros, tu me dis que la star du jeu c’est le multi et non mon aventure?
– Ne t’inquiète pas, nous ne négligerons pas ton périple pour autant.
– Tu as plutôt intérêt Todd…

La promesse est belle mais qu’en est-il vraiment?

Tu ne trahiras point ou presque
Kratos a fait un pacte avec Arès pour remporter une bataille. Il remporta effectivement cette dernière mais
Arès lui demanda juste une petite chose en échange à savoir tuer sa propre famille…
En voulant se venger du dieu de la guerre il rompit son pacte et déclencha la colère des trois Érinyes (Mégère, Alecto et Tisiphone)
dont le boulot consiste à punir (comprendre faire souffrir) tous ceux qui, comme notre guerrier, ne respecteraient pas leur contrat avec les dieux.
La première victime du trio fut Aegaeon, l’un des trois Hécatonchires, qui trahit Zeus après la guerre contre les titans.
Il le paya non seulement de sa vie mais en plus le géant devint la chambre de torture mobile de nos 3 furies.

Je suis resté sous le charme du style graphique de ce prologue qui tranche avec les cinématiques que nous retrouverons habituellement.

Le jeu commence donc avec un Kratos enchainé et surtout en pleine séance de torture avec la très arachnéenne Mégère.
Après une séquence abracadabrantesque, le spartiate arrive à se libérer et sa chasse aux sorcières et autres centaures peut démarrer.

Au cours de sa quête, il pourra compter sur Orkos pour le guider à travers les pièges et autres hallucinations que les sœurs mettront sur sa route.
God of War oblige, Kratos sera encore une fois équipé des fameuses lames du chaos pour découper du vilain. Il pourra également attribuer à ces dernières 4 capacités offertes par les dieux (éclaire pour Zeus, glace pour Poséidon, feu pour Arès et les ténèbres pour Hadès).
Même si on peut observer des différences lors des attaques spéciales en revanche votre choix n’aura pas d’influence sur vos ennemis au niveau des attaques de base. Je trouve ça vraiment dommage car ça perd grandement de son intérêt.

Par contre je ne sais pas si c’est la faute à pas de chance mais avec les capacités d’Hadès, il m’est arrivé de devoir recharger ma partie car les ennemis étaient envoyé hors champs et du coup il m’était impossible de les éliminer…

Du sang frais
Kratos pourra avoir une arme secondaire (bouclier, lance, marteau, épée) qu’il pourra reccupérer directement sur ses adversaires.
Il disposera également de 3 objets qui lui permettront de résoudre les différents puzzles du jeu :
– le don d’ubiquité temporaire
– l’architecte pour reconstituer certaines zones du décor et se frayer un nouveau chemin
– la vision qui lui permettra de voir au délà des illusions des Érinyes

Le SURF, oui oui Kratos pratique le surf à ses heures perdues et il semble vouloir le faire savoir étant donné le nombre de fois où l’on retrouvera cette séquence à différents endroits du jeu.

Les montagnes russes
C’est un peu l’impression que l’on a l’affichage du générique de fin.
Le jeu est globalement bon mais il est perfectible sur trop de points pour être un must et prendre la relève de GoD III.

Le jeu n’est pas bien dur en dehors de la fameuse séquence de l’ascenseur où vous devrez affronter des vagues d’ennemis dans pouvoir récupérer de la vie avant la fin de la séquence.
Ce passage pourtant anodin par rapport aux créatures affrontées, rend l’affrontement final contre la troisième Erinyes bien trop facile.

Même remarque pour le bestiaire. En dehors du trio et des deux géants (le Kraken et l’Aegaeon) il n’y a pas grand chose de neuf à se mettre sous les lames…

Idem pour les environnements, on est dépaysé à chaque changement de section mais on arrive malgré tout à se lasser à cause d’un recyclage un peu trop fréquent des zones de combats.

J’évoquais un peu plus haut un problème de caméra mais ce n’est pas le seul que j’ai pu observer durant ma partie. Lorsque la caméra est un peu trop éloignée et qu’il y a beaucoup de créatures à l’écran ça devient rapidement brouillon puisqu’on ne peut toujours pas changer l’angle de vision de l’action.
Un dernier bug plutôt agaçant pour un jeu de ce calibre, l’ennemi invincible… En effet Kratos devra affronter des chevaliers qui ont la capacité de devenir invincible durant un court laps de temps or il m’est arrivé 2-3 fois que ce dernier ne quitte jamais cet état et me force à recharger ma partie.

Pour finir on regrettera des menus qui semble à une invite de commande Windows et des temps de chargement relativement longs au démarrage.

Le roi et l’arène
Au cours du périple de Kratos, vous rencontrerez un personnage qui sera sauver in extremis de la mort pour devenir un gladiateur de l’Olympe. C’est d’ailleurs une des rares interventions des dieux dans cet opus.
En plus de pouvoir jouer les stylistes (fringues + équipement) pour votre guerrier, vous pourrez surtout choisir à quel dieu il devra prêter allégeance. Chaque dieu, vous proposera des aptitudes différentes pour vous aidez à devenir le roi de l’arène. Je trouve qu’Hadès propose la meilleure combinaison puisque vous pourrez drainer la vie de vos ennemis, vous rendre invisible ou réduire les capacités des autres combattants.
Au niveau des modes de jeu, on reste dans du classique avec les combats à mort, le time attack ou la capture de drapeau.

Les combats sont plus dynamiques que ceux de la partie solo et les arènes sont plutôt bien construites et animées. Malheureusement il se passe tellement de chose à l’écran que l’action devient très rapidement confuse voir illisible. De plus on a vite l’impression d’en avoir fait le tour à cause du manque de cartes proposées. Des DLCs pourront peut-être corriger rapidement ce problème mais j’espère qu’elles seront gratuites (oui oui, je rêve :)).

Le verdict 6/10
Les Plus

  • Toujours aussi violent
  • Le concept du multi
  • Techniquement bon

Les Moins

  • malgré quelques bugs qui pénalisent le joueur
  • Une aventure en dents de scie
  • Un bestiaire en retrait
  • Un multi dispensable

gowa multi

En voulant bien faire sur les deux tableaux, Todd et son équipe nous livrent une partie solo peu inspirée et déséquilibrée et un multi intéressant mais avare en options. L’Ascension est donc semée d’embûches et reste loin de l’apogée de God of War III.

L’info en plus un tournoi vient d’être lancé pour déterminer qui sera le meilleur gladiateur de France.
Seuls les 64 premiers inscrits sur le forum de Playstation pourront participer à la compétition. Il reste actuellement une trentaine de places à pourvoir avant le 27/04 17h.


2 commentaires sur “[Test PS3] God of War Ascension”

  1. Constantin dit :

    Très bon test pour un bon jeu. Mais je ne sais pas si je l’achèterai, ou à petit prix, je préfère loin de là les trois premiers.

  2. KrS dit :

    Merci Constantin :). Je te conseille en effet d’attendre la version GOTY avec l’ensemble des DLC du multi.

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