Mai 17 2010

[Test Wii] Alice au Pays des Merveilles

Camikaze :: Test, Wii

Comme toute licence qui se respecte, la dernière déception réalisation de Tim Burton a elle aussi eu droit à son portage sur console.

Il faut bien l’avouer, tout joueur qui se respecte se méfie grandement de ce genre d’adaptation vidéo ludique, qui se résume en général plus à un simple produit dérivé qu’à un chef d’oeuvre.

Alice et son Pays des Merveilles échappent-ils à la règle ?

Alors ? On suit le Lapin blanc ?

Alice sans Alice

La trame narrative du jeu est une dérivation du film, bien évidemment tournée dans un intérêt ludique. Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, vous n’aurez à aucun moment l’occasion de contrôler la petite rebelle aux cheveux blonds. Par contre, au fur et à mesure de l’aventure, vous aurez  l’opportunité de diriger 5 de ses compagnons dans le but de l’escorter. Au début vous aurez donc le choix entre incarner le Lapin Blanc et le petit (mais teigneux) Loir. Par la suite vous aurez également le choix entre le charismatique Chapelier Fou, le Lièvre de mars et enfin le célèbre Chat du Cheshire.

Bien sur, chaque personnage possède sa propre palette de coup et surtout des pouvoirs spécifiques qui vous permettront de progresser sans embûches dans le sombre Pays des Merveilles.

Le déroulement de l’aventure

Les phases de jeu pourrait se résumer tout simplement en deux étapes : action et exploration.

Malheureusement, on constate vite que les phases de combats n’apporteront que peu d’intérêt. Les ennemis se révèlent peu redoutable et la palette de coups des personnages manque de variété pour apprécier le plaisir de dérouiller ses adversaires. Chaque duel se résume alors à une phase de bourrinage répétitive et sans grand intérêt. Dommage, car aborder les combats plus à la manière d’un beat’em all aurait pu être réellement intéressant pour le coup…

Les phases d’explorations gagnent quant à elle plus en intérêt. Comme tout le monde le sait, le Pays des Merveilles est un véritable labyrinthe, royaume de l’absurde, et cette idée se retrouve bien dans le jeu. La progression ne se résume pas un cheminement complètement linéaire et un minimum de réflexion vous sera demandé. C’est d’ailleurs lors de cette découverte du monde d’Alice que les pouvoirs de chacun se révéleront le plus pertinent car il faudra en faire bon usage pour avancer.

Techniquement parlant

Si il y a bien une chose que l’on ne peut pas reprocher à cette version jouable d’Alice au Pays des Merveilles, c’est le respect de l’univers graphique développé dans le film de Tim Burton. Le jeu est beau, décors et personnages sont bien modélisés et regorgent de détails et d’effets spéciaux. Un bon point donc.

La jouabilité, quand à elle, est très correcte. Les personnages répondent bien aux commandes et seuls quelques mouvements de caméras impromptus se révéleront frustrant.

En conclusion

Alice aux Pays des Merveilles n’est pas un mauvais jeu. Nul doute que les fans du films et les plus jeunes y trouveront largement leur compte. Pour les autres, malgré quelques phases de jeu sortant du lot, l’aventure se révélera malheureusement un peu plate et trop répétitive pour y trouver de l’intérêt.


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