Sep 4 2013

[Test PS3] The Last Of Us

The Last Of Us

Contrairement à un Microsoft déjà tourné vers sa Xbox One, Sony a le mérite de continuer à soutenir sa PS3 malgré l’arrivée imminente de la petite dernière en novembre prochain. Entre le PS Plus et les exclusivités, les joueurs auront encore de quoi faire durant les prochains mois avant éventuellement de passer sur PS4.
Parmi ces fameuses exclusivités se trouve un certain The Last of Us (TLOU pour les intimes) réalisé par Naughty Dog. Le studio américain laisse (enfin ?) de côté le bondissant Nathan Drake et la série des Uncharted pour se consacrer à une nouvelle licence.

test tlou

Fini la chasse aux trésors aux quatre coins du monde et retour dans une Amérique du Nord ravagée par un virus qui transforme chaque infecté en vilain champignon mutant.
Après un prologue bien plus prenant et tragique que celui d’Heavy “Jasooooonnn” Rain où nous suivons le début de la propagation de l’infection à travers la fuite de Joël et de sa petite famille, nous retrouvons ce dernier quelques années plus tard dans un camp de survivants sous “protection” des militaires. Le virus semble avoir gagné la partie et la nature a repris le dessus sur l’humanité.
Afin d’améliorer son niveau de vie, notre héros trafique un peu à droite à gauche et suite à un concours de circonstance le voilà embarqué dans une mission qui risque de changer le cours de la guerre contre les infectés.

Tlou infectés

C’est après cette longue (trop ?) séquence d’exposition que le véritable voyage de Joël et Ellie à travers les US débute.
Au programme de ce road trip d’un an :

  • beaucoup de marche
  • un peu de conduite
  • des combats contre des infectés ou des pillards (vraiment beaucoup)
  • de belles rencontres

Le scénario m’a fait penser à un mixte entre The Road de Cormac McCarthy et The Walking Dead de Robert Kirkman. Au fur et à mesure de l’aventure la trame principale sur le virus laissera sa place au cœur du jeu, à savoir la relation entre nos deux protagonistes. A ce niveau-là, c’est une vraie réussite et la musique de Gustavo Santaolalla joue également un grand rôle pour transmettre ce que ressentent les différents personnages.

Comme je le disais un peu plus haut, le prologue vous mettra tout de suite dans l’ambiance et les quelques heures qui suivront ne vous feront pas changer d’avis. Mais après vient le trou noir de 5-6 heures où l’histoire n’avance plus et on se retrouve à refaire les mêmes actions 50 fois (arriver dans une pièce, faire le ménage, sortir de la pièce etc). Ça devient tellement lent que j’ai failli abandonner le jeu. Heureusement le dernier tiers est beaucoup plus dynamique et rattrape cette mauvaise passe \o/.

Joël ou Ellie
En réalité, vous n’aurez pas vraiment le choix puisque vous serez amenés à diriger le grand barbu durant 90%. J’ai même cru qu’Ellie ne serait pas du tout jouable.
Il est d’ailleurs dommage de ne pas pouvoir choisir, durant les phases d’exploration ou lorsqu’on doit protéger ou couvrir l’autre personnage.
Dans la même veine, ne vous attendez pas à avoir plusieurs fins alors que ça s’y prêtait bien.

Not the last of bugs
Pour un jeu de ce standing et qui je le rappelle à obtenu beaucoup de 10/10 dans la presse, TLOU est loin d’être dénué de bugs.
Les bugs d’affichage comme en dessous, de texture ou de chevauchement entre les personnages arrivent fréquemment. J’ai même vu des infectés sortir d’un arbre ou de terre comme par magie…

Pour un jeu axé sur l’infiltration et la discrétion, il est étonnant de voir les PNJ que l’on rencontre sur la route ou Elie fassent autant de vacarme juste à côté des ennemis (infectés ou non). Il arrive même qu’Ellie décide de siffloter de temps en temps pour le fun. Globalement vous ne serez pas détecté mais il peut arriver qu’à cause d’eux l’alerte soit donnée…
On est dans un jeu de survie et par conséquent les munitions se font rares mais alors : POURQUOI Ellie a des balles à gogo dans ses poches? Et surtout POURQUOI la plupart des ennemis armés n’en n’ont presque jamais à vous donner?
Un dernier détail agaçant pour la route : l’apparition magique des ennemies. Je m’explique, il arrive à plusieurs reprises qu’on se retrouve dans une zone fermée, zéro porte ouverte ni fenêtre, rien de rien et pourtant suite au déclenchement d’une action (récupération d’un objet ou mise en route d’un moteur par exemple) des ennemis surgissent du néant. Étant donné que la plupart des environnements sont finalement assez petits malgré l’impression de profondeur que l’on peut avoir, je ne comprends pas pourquoi les ennemis ne sont pas déjà présents dans la zone en cours d’exploration.

Le verdict 8,5/10
Les Plus

  • La mise en scène
  • La relation entre Joël et Ellie
  • Les interactions avec l’environnement lors des combats rapprochés
  • Les passages avec les PNJs
  • La bande son
  • Le dernier tiers du jeu

Les Moins

  • La grosse baisse de rythme au milieu du jeu
  • Le manque de variété dans les séquences de jeu
  • L’impossibilité de choisir son personnage ou de faire des choix
  • La technique perfectible

TLOU est effectivement un grand jeu (scénario, mise en scène, musique) mais son manque de rythme, de choix, la répétition de certaines séquences de jeu pour meubler et ses imperfections techniques (IA, bugs divers) ne lui permettent pas d’avoir la note parfaite.
PS : Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à écouter l’interview de Christophe Balestra que j’ai eu l’occasion de rencontrer peu de temps avant la sortie du jeu.


Laisser un commentaire