Mai 24 2012

Le test du noob : Diablo 3

Voila maintenant douze ans que nous attendions ce titre. Enfin quand je dis nous, je veux parler des fans de la saga car en fait je n’en faisais pas partie à l’époque. Il y a douze ans, j’étais en pleine période Counter-Strike, planqué dans le cyber-café qui faisait office de salle de jeu en bas de chez moi sur l’Île de Beauté. Autant dire que les hack&slash ne m’étaient pas très familiers. Malgré cela je me suis laissé prendre par l’engouement global dont toute la planète a été atteinte depuis l’annonce de la date de sortie du jeu. Voyons donc ce que donne Diablo 3 depuis le regard d’un noob.

Au début il n’y avait rien… ou presque

Comme à chaque gros évènement, l’obtention et l’ouverture de la boîte est quasiment aussi intense que de jouer au jeu. Les premiers pas dans Diablo 3 ne surprendront personne. On s’attend à un univers sombre et nous sommes servis. La première étape est la création de son personnage. Quatre classes nous sont proposées. Celles-ci ne surprendront pas les habitués mais certainement les néophytes. En plus du barbare, du moine et du sorcier, les bases quoi, on découvre le chasseur de démons et le féticheur.

Ces deux dernières, en plus de bénéficier d’un design plus original, offrent des caractéristiques plus larges que les autres classes. Il faut donc prendre le temps de les découvrir avant de faire son choix. Pour ma part, j’ai commencé sobrement avec un barbare. Malheureusement pas de customization possible, on est obligés de garder les traits, la coupe de cheveux, la corpulence ou encore la couleur des yeux (très important chez le barbare) et si on n’est pas contents c’est pareil. C’est dommage mais qu’à cela ne tienne, en avant Guingan.

Le premier acte peut s’apparenter à un didactiel. On découvrira son personnage, ses attaques, ses premières compétences et les différents types d’équipements dont on peut l’affubler. C’est aussi ici que nous rencontrerons les personnages clef (Leah, son oncle, le forgeron et bien d’autres). D’ailleurs en parlant d’eux on se rend vite compte que les développeurs de Blizzard ne sortent pas des masses de leur studio. L’essentiel du character design se résume à des vieillards, des hommes entre 30 et 40 et des bonnasses femmes stéréotypées, mais revenons à nos moutons. Ces premiers pas nous permettront finalement de découvrir l’essence même de l’univers de Diablo, à savoir des décors sombres et une ambiance pesante bien que beaucoup trouvent ce troisième volet adouci par rapport aux précédents. Mais voyons quelques petits points avant de plonger tête baissée dans la gueule du diable.

La course aux stuff

N’importe quel joueur sait ce qu’est un inventaire, pas trop de surprise là dessus si ce n’est le système de gemmes, mais comme je suis un roxxor ça passe encore. Le but est donc de s’équiper au mieux grâce aux objets que nos misérables victimes laisseront tomber derrière elles. Toutefois, celles-ci laissent également tomber de l’or et c’est là qu’interviennent les marchands dodus dont nous parlions un peu plus haut. Ils vous proposeront des items* plus ou moins sympathiques (magiques, rares, légendaires) mais pourront aussi vous racheter vos trouvailles histoire de remplir votre bourse. Ils peuvent réparer votre matériel si vous avez subi quelques dégâts lors de vos affrontements. Bien que ce soit très pratique, les marchands ne sont (heureusement) pas la seule solution pour améliorer votre matos, il y a aussi la forge.

Celle-ci ouvrira ses portes après quelques passages de niveaux mais pour elle, on se rend vite compte qu’il faut faire un choix. Soit on décide de tout investir dedans, car devenir forgeron n’est pas gratuit, et à ce moment on pourra réussir à forger de bonnes armes et armures qui suivront l’évolution de vos niveaux, soit on n’y prête pas vraiment attention et on se concentre sur les loot* et les objets à acheter. A conseiller donc à ceux qui savent ce qu’ils veulent et qui ne veulent pas attendre de tomber sur la perle rare. Un expert en bijoux est également dans la place pour vous aider à créer de très belles pierres qui, une fois associé à un item, y ajoutera un pouvoir supplémentaire. Chaque pierre a une compétence spécifique. Mais revenons un instant sur les passages de niveaux.


Sachez ici que nous ne sommes pas dans un RPG et que vous n’aurez pas la possibilité de répartir des points de compétences à chaque fois que vous deviendrez plus fort. Les points sont répartis automatiquement en fonction de la classe que vous utilisez. Cependant, à chaque fois (ou presque), vous débloquerez de nouvelles aptitudes et c’est ici que vous intervenez. A vous de choisir ce qui vous sera le plus utile en fonction du type d’adversaires que vous allez affronter. Concernant ces aptitudes, vous n’aurez aucune limite, aucune n’est définitive, vous pourrez donc élaborer de véritables “stratégies” (taper dans le tas ou faire une esquive avant de taper dans le tas ^^) en changeant autant de fois que vous le voudrez.

Ah bah enfin !

Une fois qu’on a compris comment tout ceci fonctionne on peut sereinement partir à l’aventure et revenir au bercail de temps en temps pour revendre nos trouvailles. Après avoir passé pas mal de cavaux mortuaires, de grottes et autres champs de désolations infestés de squelettes et de zombies qui sont encore vivants, même après qu’on les ai coupé en deux (les fourbes), nous voici arrivés à l’acte III. C’est ici que commencent les choses sérieuses.

L’acte III montre un réel changement dans l’aventure. Sans vouloir spoiler, vous commencerez à rencontrer quelques monstres qui sommeillent un peu plus bas que nos amis les zombies. Pour un non-initié comme moi ça fait presque peur, heureusement que mon bouclier et mon sabre sont là pour me protéger. On enchaîne les donjons en s’engouffrant de plus en plus loin vers le centre de la Terre pour finalement affronter le grand méchant loup Diablo ! Une fois tous ces « mauvais » moments passés on arrive à la fin du jeu.

Du moins c’est ce qu’ils veulent nous faire croire car en réalité on débloque le mode Cauchemar et là, Ôh bonheur, on peut reprendre le jeu depuis le début avec son personnage tel qu’il était à la fin du mode Normal. Cela nous permet de redécouvrir certains endroits et trouver tout plein de nouveaux items* tout en continuant à prendre des niveaux. Désormais on peut dire que nous sommes de vrais joueurs de Diablo 3 et il ne nous reste plus qu’à leveller en multi en attendant l’arrivée du PvP. D’ailleurs voici le seul aperçu de ce mode que nous avons pour le moment.

Ah oui, au fait

J’ai failli oublier, il y a bel et bien une dimension multijoueurs à prendre en compte car jouer à Diablo 3 en solo est une chose, mais se faire l’aventure avec ses potes en est une bien meilleure ! A vous les délires sur vos pouvoirs, vos aptitudes au combat, vos courses à celui qui réussira à trouver les meilleurs équipements ou qui donnera le coup de grâce pour achever les boss (même si l’expérience est partagée). L’aventure à plusieurs est un passage presque obligatoire pour tout ceux qui cherchent à donner un second sens au jeu. Sur ce, je m’en vais continuer ma partie avec un petit chasseur de démons fraîchement créé, je vous en dirai des nouvelles.

A vous de jouer.

Verdict : 7/10

Les plus (des noobs) : 

  • On découvre un univers sombre mais coloré donc ça ne fait pas trop peur
  • On a plein de pouvoir qui poutrent tous les méchants
  • Les sessions de jeu entre potes offrent de vrais moments de délire

Les moins (des noobs) :

  • En solo on meurt plus souvent qu’en multi parce qu’on a personne pour nous redonner de la vie ou nous donner de bons items
  • L’histoire se termine assez rapidement (et c’est pareil pour tout le monde à ce niveau)
  • Pas de customization de personnage

* item : objet
* loot : phase de recherche (souvent pour trouver des items)


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